ENCORE UN ARTICLE de blabla - d'une part, je
n'ai quasiment rien à poster avec des images ; d'autre part, je vais une fois de plus aborder un sujet qui me tient à coeur.
Hier j'ai eu l'occasion de causer (entre autres, ça restait le sujet le moins épineux) musique avec des gens de mon entourage. Le débat s'articulait autour de
quelques grandes questions. La musique est-elle quelque chose d'objectif, se définit-elle par des critères communs à tous ? la perception que l'on en a n'est-elle pas influencée par notre
vécu, notre histoire ? L'école ne devrait-elle pas former à ce pan de la culture qu'est la musique ? Que peut-on considérer comme faisant partie de notre culture, que peut-on considérer comme
n'en faisant pas partie ?
Il s'en est dégagé quelques points dont il serait intéressant de débattre. (au saut du lit, ça reste un exercice périlleux, puis je n'ai plus l'habitude de débattre
comme ça, la philo et le français c'est loin alors ne vous attendez pas à quelque chose d'hyper structuré et profond, mais soit et en plus ça m'évite d'avoir à trouver pourquoi mes logiciels ne
fontionnent pas bien pour enregistrer des images xD.)
- La "bonne" musique est définie par des critères communs à tous. Ce terme "bonne", certes subjectif, étant en
partie relié à la musique qui aurait traversé les âges. Ainsi, la musique savante, dont les oeuvres nous sont parvenues, en fait partie. Cette musique, variée et nuancée, appuyée sur un nombre
important d'instruments, fédère, "parle" à tout le monde et ce, de façon universelle - pour exemple, cité hier d'ailleurs, les Japonais jouent de la musique occidentale. C'est un patrimoine
culturel qu'il est important de préserver et transmettre. Le rôle de l'école revêt une certaine importance dans cette démarche de transmission, c'est finalement l'un de ses objectifs car la
musique a une importante valeur culturelle et fédératrice.
- La musique est quelque chose de subjectif. Certes cela parle et évoque des images, mais selon le vécu de
chacun, son expérience personnelle, son histoire, le résultat sera différent. S'il existe des morceaux qui évoquent les mêmes images de façon universelle, c'est sans doute parce qu'ils font
partie d'un patrimoine universel, mais aussi leur composition, les arrangements sont organisés de façon à "provoquer" ces images, ces sensations (exemple des gammes mineures aux sonorités tristes
!). Si la musique savante compte parmi les plus nuancées et les plus variées, d'autres genres le sont également. Un morceau/genre ne parlera pas à tout le monde selon les conditions d'écoute, les
circonstances, le lieux, l'histoire jouant un rôle important dans son "appréciation".
- Comment définir des musiques comme faisant partie d'un patrimoine universel, que doit-on garder, que doit-on poubelliser ? Pour ma part, je pense que le temps et les moyens de
transmissions n'y sont pas étrangers. On ne garde pas ou peu de traces de la musique préhistorique parce qu'elle n'a pas de support. Si la tradition orale permet de conserver un patrimoine, le
fait qu'on ait inventé un système d'écriture le permet également. D'autre part, il est, je pense, plus difficile de faire la même disctinction avec la musique contemporaine. Peut-on considérer
que l'oeuvre de Michael Jackson est partie intégrante d'un patrimoine culturel universel parce qu'on écoute Michael Jackson partout dans le monde ? Doit-on mettre ses albums aux orties parce que
ce n'est pas "savant" ? En cela, cette notion est subjective : il est fort possible que des gens qui n'aiment pas ce qu'a fait Michael Jackson répondent "oui" à la seconde question. :'D
- Sur quels postulats devrait s'appuyer l'école dans la transmission du patrimoine musical ? Doit-on obliger les enfants à chanter des chansons pour
enfants jusqu'à un âge donné avant de les laisser s'occire les oreilles avec du zimboumboum ? Pourquoi choisit-on des tubes qui passent à la radio pour les kermesses de fin d'années au lieu de
ces mêmes chansons ? La formation musicale n'avait jusqu'à présent une place très importante dans les programmes scolaires (aujourd'hui je n'en sais rien, hein). Mais n'est-ce pas aux parents
également d'assumer l'éducation musicale de leurs enfants et de leur ouvrir l'esprit en les initiant à différents genres musicaux ou à la pratique d'un instrument ? Enfin, n'y a-t-il pas effet de
mode dans le choix de faire danser les enfants sur du Britney Spears au lieu de les faire chanter des chansons pour enfants ?
Pour finir, peut-on parler de bonne et mauvaise musique ? Devrait-on rayer des genres de la carte pour la simple raison qu'ils ne nous plaisent pas et considérer que ces mêmes genres ne
passeront pas à la postérité ?
La réponse n'a évidemment pas été apportée au cours du débat, chacun ayant son point de vue à ce sujet. J'avoue que ça m'intéresserait beaucoup de connaître le vôtre, alors si vous n'avez ne
serait-ce qu'un mot à dire, n'hésitez pas ! : )
Ce que vous dites